Historique
L'implantation du peuple écossais en terre québécoise remonte
à l'arrivée de l'armée du général Wolfe en 1759. Les écossais
qui firent de Québec leur coin de pays obtinrent, en 1802,
du roi Georges III, un terrain à l'intérieur de la ville fortifiée
sur lequel ils construisirent leur église.
L'aménagement intérieur est particulier puisque la chaire
se retrouve au centre du bâtiment, contre un mur, et que les
sièges forment un demi-cercle. On ne retrouve ce type d'aménagement
que dans quelques églises européennes. Le tapis, d'un rouge
vif, est garni de flocon de neige et de fleurs de lys. Dans
l'église flottent des drapeaux de régiments écossais; le 78ème
régiment des "Fighting Frasers" et le 79ème régiment des
"Cameron Highlanders". On peut y admirer de magnifiques
vitraux offerts par des familles québécoises de souche écossaise.
De nombreuses plaques sont aux murs, rappelant le passage
de personnages importants pour la communauté, commémorant
le travail de pasteurs ayant marqué l'histoire de la ville,
ou encore rappelant les sacrifices de fils morts sur les champs
de batailles lointains.
Dans l'espace autrefois réservé aux gouverneurs,
face à la chaire, sied un orgue Casavant en parfait état.
À une extrémité un petit musée, jalousement conservé par la
congrégation, rappelle l'histoire d'une communauté toujours
active et témoigne de son attachement envers Dieu et la pratique
religieuse.
Attenant à l'église, sous un immense arbre centenaire, on
peut voir le Kirk Hall, qui fut jadis une école, de même que
le "manse", qui est toujours la maison du pasteur et de
sa famille.
St-Andrew occupe le triangle fait par les rues St-Stanislas,
Ste-Anne et Cook, en plein cœur de la ville fortifiée. L'église
fait partie du patrimoine religieux de la région de Québec.
Elle continue de servir de lieu de rassemblement pour la congrégation
presbytérienne de la région de Québec.
La congrégation presbytérienne de Québec est la plus vieille
congrégation de cette dénomination au pays.
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